From the original release “Umeurs” Lyrics translated in English : [Verse 1] Sumerian Egyptian Animal or mineral Half hidden Uncovered and alive between two [Verse 2] Pieces of skin And living underneath Unseen Active in sleep Blue or brown Green or dark [Chorus] Eye None of the gods None of the heavens None of the places [Verse 3] From where I come Is now only a line In the dark More or less white More or less straight More or less wide [Bridge] Open in the shadow Of a veil darker Than the night [Chorus] Eye None of the gods None of the heavens None of the places [Verse 4] Jet black Burnt with wood Red with blood White with stone Silver or gold Painted Chiseled Or woven [Verse 5] Dotted or lined In all its forms The shadow of its light Draws the signs of its mood [Chorus] Eye None of the gods None of the heavens None of the places
A propos de ce morceau
Le symbole et l’œil : une relecture électronique
Issu de l’album Umeurs, “The Eye Symbol (Remix)” revient sur l’un des motifs les plus anciens et les plus universels que l’humanité ait jamais gravé, tissé ou peint : l’œil. Sumériennes ou égyptiennes, animales ou minérales, les représentations de cet organe traversent les civilisations comme un fil souterrain, à la fois protection, surveillance et mystère. Lovatine s’empare de cette archéologie du regard pour en faire une matière sonore, dense et silencieuse à la fois.
Un regard au-delà des croyances
Le texte avance avec une économie de mots remarquable. Chaque vers pose une image brute — “jet black / burnt with wood / red with blood” — comme autant de fragments d’un inventaire rituel. Pourtant, le refrain refuse toute appartenance : “None of the gods / None of the heavens / None of the places.” L’œil ici n’est ni divin ni profane. Il existe avant les catégories, dans cet espace trouble entre la peau et l’ombre, entre le sommeil et la veille. C’est précisément ce seuil que la musique de Lovatine cherche à habiter.
Une production taillée dans l’obscurité
L’esthétique électronique de Lovatine fonctionne par strates et par retrait. Plutôt que de saturer l’espace, elle le creuse. Sur ce remix, les textures s’ouvrent lentement, comme une pupille qui s’adapte à l’obscurité. Les basses fréquences portent quelque chose de tellurique, de préhistorique presque, en résonance directe avec les références sumériennes et égyptiennes évoquées dans les paroles. La production ne cherche pas à illustrer — elle incarne. Elle est la ligne dans le noir, “more or less white / more or less straight / more or less wide.”
L’ombre d’une lumière
Ce qui frappe dans “The Eye Symbol (Remix)”, c’est sa capacité à rester suspendu entre deux états : visible et caché, ancien et contemporain, organique et électronique. Le morceau ne résout rien. Il observe. Comme l’œil lui-même, il “draws the signs of its mood” sans jamais les déchiffrer entièrement. C’est dans cette ambiguïté que réside toute sa force.
Laissez-vous traverser par ce regard sonore et écoutez “The Eye Symbol (Remix)” dès maintenant sur SoundCloud.



