Et Pourtant

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[Verse] Et pourtant La terre tourne Le soleil aussi L’univers s’étend [Verse 2] Les étoiles meurent Nous aussi Il fait chaud Mes yeux se brouillent [Chorus] Et pourtant Et pourtant Et pourtant Et pourtant [Verse 3] Le silence hurle Les oiseaux crient Les nuages pleurent La lune sourit [Verse 4] Mon cœur tremble Mon corps s’éteint Mon âme éclate Mon être fuit [Chorus] Et pourtant Et pourtant Et pourtant Et pourtant

A propos de ce morceau

Et pourtant, tout continue

Il y a dans ces deux mots une résistance tranquille, presque têtue. Et pourtant. Une conjonction qui tient debout face à l’évidence, qui refuse de céder même lorsque tout semble s’effondrer. C’est sur cette tension — entre l’acceptation et la persistance — que Lovatine construit son nouveau morceau.

Un monde qui tourne malgré tout

La terre tourne. Le soleil aussi. L’univers s’étend, indifférent. Dans “Et Pourtant”, Lovatine convoque des images cosmiques et intimes à la fois : les étoiles qui meurent, les nuages qui pleurent, un cœur qui tremble, un être qui fuit. Le texte, épuré jusqu’à l’os, fonctionne par accumulation de fragments — chaque vers est une petite chute, chaque strophe un vertige de plus. Et au centre de tout, ce refrain obsessionnel, répété comme une litanie ou une respiration forcée : et pourtant, et pourtant, et pourtant.

C’est une écriture qui dit beaucoup en disant peu. Pas de récit, pas d’explication. Juste des sensations qui se posent, des contradictions qui coexistent. Le silence qui hurle. La lune qui sourit pendant que le corps s’éteint. Lovatine travaille ici dans l’espace entre les mots, là où la musique électronique peut s’installer et faire résonner ce que le langage ne peut pas tout à fait saisir.

Une production au service de l’atmosphère

Fidèle à sa démarche, Lovatine laisse la production respirer. L’électronique ne cherche pas à envahir, elle entoure. Elle crée un espace sonore dans lequel les images du texte trouvent leur juste poids — quelque chose de flottant, de légèrement désaxé, qui correspond à cet état particulier où les yeux se brouillent et où l’on ne sait plus très bien si l’on résiste ou si l’on se laisse aller.

“Et Pourtant” s’inscrit dans une ligne artistique cohérente : celle d’une musique qui prend le temps, qui n’impose rien, qui préfère l’évocation à la démonstration. Un morceau qui grandit à l’écoute, qui revient.

Laissez-vous traverser par “Et Pourtant” — à écouter ci-dessus, sur SoundCloud.

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