[Verse] All around the rain and cold All around the plain and old Paris on a sunny day Paris in a funny way [Verse 2] Avenue de Versailles I’ve been to better places I can see it in your eyes Staring at the pretty faces [Chorus] Avenue de Versailles I’ve been to better places I can see it in your eyes Staring at the pretty faces [Verse 3] And I hope it all just works out in the end For Parisian families strolling around And I hope it all just works out in the end For Parisian families and kids in the 15th And I hope it all just works out in the end For Parisian families It’s gonna be fine And I hope it all just works out in the end For Parisian families on Avenue de Versailles
A propos de ce morceau
Entre deux arrondissements, une géographie de l’intime
Le titre lui-même pose une question — 15ème ou 16ème — comme si l’hésitation faisait partie du voyage. Ces deux arrondissements parisiens, séparés par une frontière presque invisible, partagent une même artère : l’Avenue de Versailles, longue et bourgeoise, bordée d’immeubles haussmanniens et de platanes qui filtrent la lumière selon la saison. C’est dans cet entre-deux géographique et social que Lovatine installe son nouveau morceau.
Une électronique de la déambulation
Fidèle à une démarche qui privilégie l’atmosphère sur l’effet, Lovatine construit ici un espace sonore à la fois familier et légèrement décalé. La production enveloppe les voix et les mots comme une lumière de fin d’après-midi : douce, un peu mélancolique, jamais vraiment résolue. Les textures électroniques ne cherchent pas à impressionner — elles accompagnent, elles flottent, elles observent.
Les paroles, en anglais, dressent un portrait à la fois tendre et distancié de la vie parisienne ordinaire. « Paris on a sunny day / Paris in a funny way » : deux vers qui suffisent à saisir l’ambivalence du regard — celui du promeneur qui appartient à la ville sans tout à fait s’y fondre. Il y a quelque chose de l’œil étranger dans cette façon de nommer les familles parisiennes, les visages, les rues comme on le ferait d’un tableau aperçu dans une galerie.
L’espoir discret comme fil conducteur
Le troisième couplet revient comme une litanie douce : « And I hope it all just works out in the end ». Répétée, la phrase perd de son anxiété pour devenir presque un mantra. Ce n’est pas de la résignation, c’est une bienveillance tranquille envers ces familles parisiennes qui se promènent, envers ce quotidien que l’on traverse sans trop savoir où il mène. Une façon de dire que la vie ordinaire mérite, elle aussi, d’être espérée.
15ème ou 16ème est un morceau qui ne tranche pas, et c’est précisément sa force. Il préfère l’errance à la destination, la question à la réponse, la nuance à l’évidence — une posture artistique qui définit depuis longtemps l’univers de Lovatine.
Écoutez 15ème ou 16ème dès maintenant sur SoundCloud : https://soundcloud.com/lovatine/15eme-ou-16eme



